fcpe conseil local wimereux



Débat autour de …. »Le défi de la dizaine »

Cette semaine les écoles primaires de Wimereux participent à une action de sensibilisation sur les dangers de la télévision et plus généralement des écrans. Le défi est de se passer d’écran pendant 10 jours et de découvrir de nouvelles activités. Depuis plusieurs semaines, de nombreuses famille se posent des questions sur cette démarche. S‘il est évident qu’une action de sensibilisation est nécessaire, nous posons ici le débat autour de la forme que peut prendre cette sensibilisation. Les échanges que nous avons eu nous semblant pouvoir intéresser un plus large public, nous les communiquons ici. N’hésitez à laisser vos commentaires, vos idées …..

REACTIONS DE PARENTS AU « DEFI DE LA DIZAINE » PROPOSE AUX ENFANTS DES ECOLES ELEMENTAIRES DE WIMEREUX.

 Le contexte : Une association intervient au coté des Enseignants et en association avec la municipalité pour sensibiliser les enfants aux dangers de la surconsommation d’écrans (télévision, jeux vidéo, ordinateur). L’action proposée est « 10 jours sans écran ».

Réaction n°1 :

je m’interroge très sérieusement sur l’intervention de la « dizaine sans télé » dans les écoles de Wimereux ou plus exactement sur la forme et le contenu de cette activité. Peut être suis je la seule grincheuse (?) mais je voulais vous donner mon sentiment et connaitre le votre. Je suis assez énervé par la façon dont cette réflexion (indispensable) sur la part des écrans dans la vie des enfants.

En premier lieu, la fiche bilan faite il y a quelques semaines et pour laquelle nulle part on ne parle de qualité mais uniquement de quantité!!!! J’ai mis un mot a l’enseignant à ce sujet. Il est tout de même très différent de regarder (même tous les soirs!) C’est pas Sorcier que de regarder une seule fois une série débile et violente après 20h!!!!

En second lieu, la proposition  pas d’écran pendant 10 jours : proposition débile, culpabilisante pour les enfants et les parents et inefficace pour les enfants pour qui ce serait nécessaire! Sans parler de la liaison implicite dans les divers documents entre violence croissante et télé! trop facile! A la question a mon fils: « dans ce que tu regardes a la télé ou dans les jeux vidéo que tu as, que vois tu de violent? » Après une longue réflexion et pour trouver quelque chose il répond: « Mario? Naruto? » Et pourquoi pas superman????

Autre problème les activités de remplacement proposées: quasi toute le mercredi après midi! Réflexion de mon fils: « Mais j’ai déjà la musique, je vais perdre le défi!!!! » Du coup toute la famille s’inscrira pour un samedi alors que ce n’était pas forcément idéal dans notre organisation familiale!!!

En dernier, il me semble que l’infirmière scolaire est compétente pour mettre en place de telle activité? A t-elle été consulté, collabore t-elle au projet? De même les parents élus au conseil d’école ont-ils été consulté ou au moins informé? Pas du tout!!!

Voila c’était mon coup de gueule!!!!

Réaction n°2 :

Je suis contente que quelqu’un réagisse, je pensais que j’étais la seule à dire à ma fille que je refusais d’aller à ses réunions  comme j’ai refusé de remplir  avec  elle  la fiche bilan et elle sait que tout n’est pas violence à la télè. Quant aux mercredis, ma fille  fait  de la musique, il est hors de question qu’elle s’absente.

Réaction n°3 :

NOTRE SOUTIEN SANS EQUIVOQUE!!!! Marrant qu’on arrive aux même conclusions…..

Réaction n°3

Tu vas être étonnée car je ne suis pas très revendicatrice en général, mais là, je suis assez d’accord avec toi. C’est excessif. Nous en avons discuté avec nos enfants et avons décidé que nos habitudes resteraient les mêmes : pas de télé ni de console les jours d’école, télé les mercredis, samedis et dimanches matins et console avec minuterie (1h en général) l’après-midi ou le soir s’ils sont fatigués. C’est un peu comme pour les régimes, entre l’obésité et la diète totale, il y a aussi la solution du repas équilibré…Cela dit, nous assumons nos choix en famille et n’en informons pas particulièrement les enseignants parce que, finalement, ce que je fais chez moi ne les regarde pas !

Réaction n°4 :

Je suis tout à fait d accord avec toi. Cette démarche, sans concertation ni implication du personnel d’éducation, et sans travail avec les enfants, ne peut aboutir a rien. C’est comme la journée de la femme un jour par an, c’est aussi débile. Le travail doit être fait toute l’année. Et quand j ai vu que le questionnaire donne aux enfants était dans le but de faire croire que nos enfants sont de plus en plus violents…a cause de la télé! c est vraiment détourner les vrais problèmes! la télé n est que le reflet de la société dans laquelle on vit, c est tout. Et c est notre société qui est de plus en plus violente. Je voudrais ajouter que boycotter la télé ne sert a rien. Moi j ai été élevée sans télé jusqu’a mes 20 ans, et cela n a pas été toujours une partie de plaisir pour se faire des copains!! j étais vu plutôt comme une extra-terrestre. Ce qui est important est de réussir a construire un esprit critique chez nos enfants, et la télé est un très bon outil pour ca. Bref, vive l’école de la vie!

Réaction n°5 :

Une dizaine, ça ne veut rien dire. Une douzaine, c’est pour les œufs, une quinzaine c’était quand j’allais avec mon père chercher sa paie de mineur tous les quinze jours. On y va pour la bonne conscience. Je veux bien essayer de faire comprendre à mes enfants que les écrans ce n’est pas bien, mais je passe au moins 8 h par jour devant un écran, pour ma vie professionnelle, sociale et perso et mes enfants le savent. En ce moment, je suis devant un écran, si, si !! L’écran n’est pas important en lui même, l’important c’est ce qu’il y a dessus!! Et aussi ce que l’on fait avec les gamins quand les écrans sont éteints. J’éteins et je vais me coucher

Réaction n°6 :

Rien à rajouter. Je suis parfaitement d’ accord avec toi. Mon fils a  ressenti beaucoup de culpabilité à regarder la télé, alors qu’il n’est pas du tout branché écran !!!

Réaction n°7 :

Ah, non! Vous n’allez pas saboter cette belle initiative de moralisation de la vie des familles où la télé règne en maître! Ce merveilleux instrument de désintégration sociale, théâtre des pires violences, qui s’insinue jusque dans les chambres de nos enfants, les privant d’un bon sommeil, réparateur, remplaçant leurs doux rêves bleus par les sanglantes horreurs des démons hideux qui peuplent désormais leurs nuits et métastasent leur imaginaire jusqu’au dénouement tragique d’un passage à l’acte!

Il faudra désormais que chaque enfant osant s’adonner au spectacle télévisuel se sente en état de péché. Réhabilitons le sens de la faute et son corollaire, la rédemption en instituant ces dix jours de privation.

A moins que, à moins que, à l’issue d’un peu plus de 10 jours d’éducation on ne parvienne à faire comprendre que finalement, la télé est un outil au service d’une majorité de margoulins qui soutenus par certaines politiques, tentent, avec un succès certain, d’imposer en douceur le mode de vie qui les engraisse.

La télé n’est qu’un outil, utilisons le à notre avantage, apprenons à en tirer parti, que ce ne soit plus elle qui nous regarde. Je propose : « 10 jours sans mon 4×4 dans les rues de la ville ».

Réaction n°8 : Avis d’une infirmière scolaire…

Il y a de ça 3 ans en arrière, une association de prévention dans le boulonnais,  proposait au collège de participer  à une action qui s’appelait « osons les 10 jours sans ». L’idée était de vivre une expérience de 10 jours sans quelque chose dont je pouvais abuser, qui pouvait être néfaste pour moi  et par la même occasion pour ma santé (thèmes très vastes : jeux vidéo, insultes, tabac, télé,…).

Ennuyer par le côté « sans » culpabilisateur, je leur proposai  « osons les 10 jours avec ou sans » (avec par exemple un légume par jour si je n’en avais pas l’habitude ou sans me battre avec mon frère si c’était une grande habitude!!). Nous avons fait donc ainsi il y a 2 ans. Constat navrant, les collégiens étaient mis en échec, de ne pas pouvoir tenir l’objectif. En tant qu’acteur de prévention, notre but est de mettre en valeur le jeune afin de travailler sur l’estime qu’il a de lui!!!

J’ai proposé au comité de pilotage de ce projet « osons les 10 jours » l’an passé de ne plus parler de réussite ou d’échec, mais que les jeunes s’évaluent en terme de plaisir ou déplaisir à changer une habitude. En même temps, nous  avons conseillé aux jeunes d’être très modérés dans leur ambition. Si je fais 2 h de jeux vidéo par soir puis je imaginer de diviser ma consommation par 2. Résultat : la participation reste toujours navrante. Les enfants qui passent 3 à 4 heures par soir (ça existe) aux jeux vidéo, télé,…ne changent pas leur habitude et les enfants qui avaient une consommation raisonnable (une demi-heure par jour), suppriment un moment de détente!! Encore perdu!!

Ces différents constats portent à penser que « sans » n’est pas porteur, « avec » peut être plus intéressant. Vous pouvez toujours dire à un toxicomane d’arrêter tant qu’il n’a pas découvert autre chose, il ne s’arrêtera pas.

L’année prochaine si le comité de pilotage suit, j’aimerai faire « osons les 10 jours avec » = avec quelque chose de nouveau pendant 10 jours, quelque chose qui me plairait d’expérimenter, par voie de conséquence,  pour les accrocs de la télé (par exemple puisque c’est ce dont on parle), peut-être que la consommation sera moindre!!

Je dirai comme carrefour, vos idées nous intéressent. Faut-il continuer l’expérience avec l’orientation ci-dessus l’an prochain ou se dissocier de cette action. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire vos messages, vos témoignages enrichissent cette réflexion de 3 ans, je ne manquerai pas de les transmettre, si vous le permettez au comité de pilotage de l’action « osons les 10 jours ». Le contre exemple est toujours intéressant!

Pour ce qui concerne « les 10 jours sans télé », j’ai découvert comme vous et avec la même stupéfaction la teneur du programme!!

Suite a un mail d’un parent d’élève qui s’étonnait de trouver la photo de son fils sur le site de l’association et qui réagissait a ce défi, la réponse de l’association :

M ou Mme

Notre association s’est réunie hier et nous avons pris connaissance du contenu du mail que vous nous avez fait parvenir. Nous serions tout disposés à retirer la photo de votre enfant ( ?)

Mais pour cela il nous faudrait son nom, et comme nous ne savons pas de qui il s’agit, sa photo. Ou bien faudrait-t-il nous indiquer la page exacte de notre site où il figure ?

Pour info, nous n’avons publié aucune photo d’enfant pour ce projet des « 10 jours sans écrans ». Alors de quoi s’agit-il ?

D’autre part nous n’avons jamais eu l’intention de culpabiliser parents et enfants, mais seulement d’informer et de sensibiliser aux dangers d’une consommation SANS CONTROLE ET SANS LIMITE DES ECRANS. C’est là qu’est le DANGER.

Relisez-nous et relisez-vous ! La télévision et les écrans ne sont pas nos ennemis.

Bien utilisés ils peuvent être extrêmement utiles.

Autre info : les écoles sont abonnées à « Pédagogie magazine » qui a publié dans son numéro 11 d’octobre et novembre 2008 un dossier spécial de 26 pages « LA TELEVISION : Vrai ou faux ami éducatif ? » avec l’avis de nombreux experts dont Liliane LURÇAT (CNRS), Philippe MERIEUX (chercheur et directeur de la chaîne « Cap Canal) et Claude Yves ROBIN (directeur général de France 4 et France 5), ainsi que des témoignages de parents décidés à reprendre le contrôle sur la télévision et les autres écrans (Copies ci-jointes).

Psychologie magazine de janvier 2007 avait aussi consacré un dossier « Trop de télé nuit gravement aux enfants ».

D’autre part, l’expérience que nous mettons en place a été inspirée d’une expérience canadienne soutenue par les gouvernements du Canada et du Québec. Cette expérience a donné des résultats tangibles et durables dans plus de 100 écoles.

Avec notre meilleure volonté, Toute l’équipe de notre association.

 

 


  1. Jacques Brodeur écrit:

    Des parents s’insurgent contre l’initiative d’inviter les enfants à fermer la télé durant 10 jours. Nous avons réalisé le DÉFI de la Dizaine sans écrans dans près d’une centaine d’écoles et ce sont toujours les parents réunis en assemblée générale qui ont pris la décision, et 9 fois sur 10 unanimement. Lorsque le vote n’était pas unanime, c’était à l’unanimité moins un. Pourquoi les parents ont-ils voté en faveur d’un projet que certains qualifient de «débile»? Pour quelques raisons que je veux résumer. 1) Le personnel de l’école a préalablement accepté de préparer les enfants en les initiant aux médias. 2) La fermeture des écrans fait partie d’une stratégie pédagogique de prévention de la violence qui a démontré qu’elle permettait de réduire la violence physique de 40% et la violence verbale de 50%. 3) Les élèves sont libres de participer et leurs parents sont libres de les y aider. 4) La télévision véhicule un nombre croissant d’agressions qui, à la longue, désensibilisent l’enfant et réduisent son pouvoir d’empathie et de compassion. 5) La consommation massive de violence nuit à la capacité des enfants de se protéger mutuellement et de faire face au pouvoir des tyrans de cour d’école. Antre le moment où les parents acceptent que les enseignants préparent les enfants à VOULOIR essayer et à POUVOIR réussir à relever le DÉFI, et la fin des 10 jours sans écrans, beaucoup de chemin est parcouru à la maison et à l’école. Toutes les écoles où les parents, les élèves et le personnel ont évalué le DÉFI, partout les parents se déclarent prêts à répéter le DÉFI chaque année dans une proportion d’au moins 75%. Pour un projet débile, ce n’est pas si mal. Nous prononcerons des conférences à Le Portel Plage le 25 mai, à Wimereux le 26 mai et à Lille le 27 mai et serons heureux de rencontrer les personnes qui appuient le DÉFI, ceux qui s’y opposent et ceux qui veulent en savoir plus. Il nous fera grand plaisir de décrire comment nous initions les jeunes aux médias en soulevant l’enthousiasme des enfants, en mobilisant les parents et en outillant les enseignants. Entre la fiction et la réalité, il y a un univers passionnant à découvrir. Au plaisir de vous rencontrer nombreux en personne. Pour plus de précisions, on peut communiquer avec nous et serons heureux de vous lire. Jacques Brodeur, JBrodeur@edupax.org , http://www.edupax.org .

    Citer | Posté 25 mars, 2009, 0:23
  2. Jacques Brodeur écrit:

    Pourquoi faudrait-il encourager nos enfants à la fermer ?
    Des parents s’inquiètent de l’initiative d’inviter les enfants à fermer la télé durant 10 jours. Certes, une telle proposition, sans préambule, peut paraître inquiétante voire intrusive. Cependant, l’enjeu mérite l’intérêt de tout éducateur soucieux de l’influence des médias sur les enfants.
    Permettez-moi de vous faire part des résultats constatés suite au DÉFI de la Dizaine sans écrans relevé dans près d’une centaine d’écoles du Québec et de l’Ontario, où ce sont toujours les parents réunis en assemblée générale qui ont pris la décision, unanimement ou presque. Pourquoi les parents ont-ils voté en faveur d’un projet qui peut paraître «débile» à première vue ? Pour quelques raisons que je veux résumer.
    Pourquoi participer ?
    1) Le personnel de l’école a préalablement accepté de préparer les enfants en les initiant aux médias. Jamais dans l’histoire de l’humanité a-t-on utilisé des moyens aussi puissants pour attirer et captiver des enfants.
    2) La fermeture des écrans fait partie d’une stratégie pédagogique de prévention de la violence qui a démontré qu’elle permettait de réduire les agressions physiques de 40% et les agressions verbales de 50%. Chez les enfants les plus agressifs, les résultats sont encore plus positifs.
    3) Les élèves sont libres de participer et leurs parents sont libres de les aider.
    4) C’est pour attirer des spectateurs que la télévision véhicule un nombre croissant d’agressions qui, à la longue, désensibilisent l’enfant et réduisent son pouvoir d’empathie et de compassion. Ce type de consommation réduit la capacité des enfants de se protéger mutuellement et de faire face au pouvoir des tyrans de cour d’école.
    5) La consommation massive de télévision contribue aussi à la pandémie d’obésité.
    6) Les parents sont heureux de découvrir comment faire décrocher leur enfant de la console de jeux vidéo ou de l’ordinateur. En prenant conscience des impacts de la consommation médiatique sur leur enfant, ils acceptent de collaborer au DÉFI.
    Résultats
    Entre le moment (a) où les parents acceptent que les enseignants préparent les enfants à VOULOIR essayer et à POUVOIR réussir à relever le DÉFI, et (b) la fin des 10 jours sans écrans, beaucoup de chemin est parcouru à l’école et à la maison.
    Pour que des enfants acceptent de se priver volontairement des écrans qui les séduisent avec des moyens toujours plus attrayants et captivants, il faut plus que simplement leur demander de débrancher. Il faut aussi ÉDUQUER. Curieusement, dans toutes les écoles où l’on a évalué le DÉFI, les parents se déclarent prêts à répéter le DÉFI chaque année dans une proportion toujours supérieure à 80%. Voilà donc un projet qui à la fois dérange les habitudes des parents et obtient leur faveur.
    Dans le but de faire connaître ce DÉFI, comparable à un exploit olympique, nous prononcerons des conférences à la Maison des Associations du 7e arrondissement de Paris le 19 mai prochain; à Le Portel Plage le 25; à Wimereux le 26 et à Lille le 27.
    Nous serons heureux de rencontrer les personnes qui y trouvent des inconvénients et des objections, celles qui veulent en savoir plus sur le sujet et celles qui veulent connaître les mesures qui conduisent les enfants à la victoire. Le tout sans jamais diaboliser la télé et les autres médias.
    Invitation
    Il nous fera grand plaisir de décrire comment l’initiation des jeunes aux médias parvient à soulever leur enthousiasme, à mobiliser les parents et comment nous outillons les enseignants. Entre les fictions médiatiques proposées aux enfants pour les divertir et la réalité, il y a un univers passionnant à découvrir pour les enfants du XXIe siècle. Nous serons heureux d’échanger avec les interlocuteurs présents des problématiques semblables et différentes de part et d’autre de l’Atlantique.
    Au plaisir de vous rencontrer nombreux.
    Pour plus de précisions, on peut communiquer avec nous : Jacques Brodeur, JBrodeur@edupax.org , http://www.edupax.org .

    Citer | Posté 29 mars, 2009, 1:06

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>